SOLIDARITE GUYANE
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Les chiffres de la santé en Guyane sont indignes d’un département français.

Exemple des cas déclarés (par les autorités) par 100000 habitants :

France
Guyane
Autres DOM

Tuberculose

9,85
47,71
6,82

SIDA

2,99
44,53
5,63

La couverture vaccinale dans les zones de l’intérieur de la Guyane est très inférieure à celle du littoral (laxisme et/ou racisme ?) :

DT-Coq-Polio :

A 24 mois, seulement 9 % des enfants de Camopi sont vaccinés et 23% sur le Maroni.

L’existence de groupes d’enfants non ou insuffisamment vaccinés contre la coqueluche va favoriser la survenue de formes graves, voire mortelles (comme à Camopi) chez les nourrissons non immunisés, contaminés par leurs frères et sœurs.

BCG :

La pratique des contrôles tuberculiniques est quasi inexistante dans l’ensemble des secteurs de l’intérieur de la Guyane. A Grand Santi, 2 BCG sur 3 pratiqués avant 1 an n’ont jamais été contrôlés. A Camopi, Apatou et Grand Santi moins d’un enfant sur 20 a été contrôlé entre 3 et 12 mois après la vaccination.

Le risque de survenue d’une tuberculose est 5 à 10 fois plus élevé qu‘en métropole.

Hépatite B :

La vaccination antihépatite B est inexistante dans les secteurs de l’intérieur à 24 mois. Seul 1 enfant sur 10 a bénéficié de 3 doses de vaccin alors qu’en Guyane le taux de prévalence du portage de l’AgHbs est le double de la métropole.

Rougeole, Oreillons et Rubéole :

Dans les secteurs de l’intérieur, la proportion d’enfants vaccinés est inférieure à 50% à 24 mois. Cette situation est la cause d’une augmentation de cas de rougeole chez les adolescents et les adultes et du risque d’épidémie de rubéole élevé.

 

Combien d’enfants seront encore victimes de l’indifférence, car aux derniers cas de coqueluche médiatisés, de nombreux autres décès sont à porter au passif des structures politiques de la santé ?

A cela il faut ajouter les enfants mort-nés, ou n’ayant pas survécu à leurs malformations néonatales, de plus en plus fréquents dans le Haut-Maroni (n’entrant pas dans les statistiques) imputables à l’imprégnation mercurielle.


"Le chemin entre l'indifférence et le mépris n'est pas bien long,

il est le même entre le mépris et le racisme"

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